A la va-vite, entre deux rendez-vous, visite éclair de l'exposition David Lynch à la Fondation Cartier. Derrière les immenses vitrages superposés de Jean Nouvel, de grands tableaux pâteux, peu réjouissants, entre dégoût et provocation, entre sédution et répulsion, et en définitve déprimants, sans que j'ai le temps d'en découvrir le sens.
Mon essai de prendre une photo se heurte immédiatement à une remarque d'un gardien. Il est interdit de filmer et de téléphoner. Alors, photographier avec un téléphone !!
Je passe de l'autre côté, où se touve des dessins de plus petits formats, des brouillons, des esquisses, des idées. Ils défilent sans qu'aucun ne retienne mon attention. Une pièce entière, très colorée, avec des divans, des tapisseries, est reconstituée grandeur nature, mais en diminution vers le fond, accentuant la perspective. Elle a été entièrement recréée à partir d'un dessin de format carte postale, comme un décor de cinéma.
Au sous-sol, la partie la plus intéressante: des photos, en noir et blanc pour des paysages urbains désolés, en couleur pour des nus chaleureux, de nouveau en noir et blanc pour des nus déformés, mutilés (un carton indique que certaines photos peuvent choquer de jeunes spectateurs); des aquarelles, dont certaines très suggestives, très énigmatiques, oniriques.
Parmi les visiteurs, beaucoup d'étrangers et de jeunes en tenue d'apprenti-artiste: que fais-je ici en costard-cravate??? Ils se répandent dans le jardin, discutant, tranquilles, avec tout le temps devant eux.
Mais je suis déjà parti pour le prochain rendez-vous...