Une heureuse comète apparaît ce soir, illumine la maison de sa jeunesse, de son rire, de sa joie de vivre. La confiance écarte les fantômes entre les arbres de la nuit. Une joie simple, dense, emplit les lèvres comme un bon cru emplit le verre, déborde sur les ombres, les errances, les doutes. Je prendrai la vie comme elle est, avec la bêtise comme sédiment, l’ego comme obsession, l’ambition comme carburant. Je prendrai la vie comme il se doit, avec l’amour comme gisement, la joie comme emblème, le désir comme oriflamme. La distance à la réalité est un large fleuve infesté de moustiques, de crocodiles, de cannibales sûrement. Des fauves placides viennent pourtant y boire. Et les oiseaux au loin ignorent la bassesse.
Du passage de la comète, Little Red Riding Hood en est une preuve tangible…
Merci beaucoup pour ce poeme que je decouvre tout juste et qui me laisse sans voix !lMais... les cometes ne naissent-elles pas toutes d'univers singuliers et magnifiques, qui leur donnent leur eclat et leur force, et sans lesquelles elles ne peuvent ni briller ni filer?(ps : est-ce qu'une comete peut etre lente? J'entends d'ici de fraternels sarcasmes sur la rapidite d'une kike/quick...)